Je suis allé me faire un live show porno…

Je suis allé voir un live show porno il y quelques temps, et c’était ma première fois. Si si, c’était vraiment ma première fois, je ne mens absolument pas.

Vous remarquerez d’ailleurs que jamais sur OnEstPasDesAnges on n’a parlé de cela, ni ne serait-ce que mis la plus petite des bannières envoyant vers ce type de loisir (jusqu’à maintenant…). C’était parce qu’à tort ou à raison on était littéralement allergique au principe pour tout un tas de motifs éthiques.

1 – Le live show porno c’est agressif et ça fait chier. Une fois sur deux lorsqu’on subit une attaque de pops-up sur internet c’est à cause d’eux et je déteste ce genre de racolage trash.

– Le live show porno c’est moche et glauque. En effet, les interfaces pourries et les femmes qui ont soit l’air de s’ennuyer ferme dedans, soit de dégouliner la vulgarité ou le manque total de sensibilité (du moins à nos yeux exigeants…) sont en général peu engageantes.

– Le live show porno c’est mal. Du moins c’est autre chose que de télécharger des images. C’est un pas de plus vers la prostitution et c’est forcément vérouillé par des mafieux qui vont faire n’importe quoi avec mon numéro de carte de crédit…

4– Le live show porno c’est comme de la drogue dure. Quitte à être addict au porno sur internet, au moins tâcher de rester dans un cadre décent, avec un ou deux abonnements mensuels actifs à de bons sites, parce que si on se retrouve dans des trucs qui facturent à la minute ça peut devenir autrement compliqué…

Bref, le live show c’était vraiment le mal…

Vade retro live show
Numquam suade mihi vana
Sunt mala quae libas
Ipse venena bibas

…jusqu’au jour où j’ai découvert que Met-Art avait son propre service de camshows, les MetCams. Comme ce site est clean, et comme l’aspect financier est géré par CCBill, un société parfaitement sérieuse, un doute positif a commencé à creuser des sapes dans mon mûr de préjugés éthiques.

Puis j’ai vu l’habile argumentaire marketing, qui assure que les sex-cams de Met-Cams sont assurés par les modèles de Met-Art.

Hm…

Je ne sais pas si vous savez quel type de jeunes femmes pose pour les sites Most Erotic Teens, mais l’idée que de telles déesses faisaient peut-être de la webcam à quelques clics de moi a achevé de dynamiter mes réticences. Et pour la première fois je suis donc rentré dans l’antre de la tentation en ligne… Franchement je ne peux pas dire que j’en menais très large.

Au début, naturellement, il faut s’inscrire, et pour s’inscrire il faut rentrer son numéro de CB. Pour l’instant il n’y a rien à payer mais c’est un peu comme avec les lascars d’iTunes, tout est fait de telle manière qu’au moment où il faut éventuellement payer quelque chose ou faire partir le compteur, ça soit très simple, facile, et techniquement indolore…

Le meilleur liveshows qu'on connaisse...

Ensuite me voilà au beau milieu des pages avec toutes les hôtesses marquées online, c’est à dire disponibles chez elles ou je ne sais où devant leur cam (parmi un total à ce jour d’environ 4300 femmes de tous les genres, de tous les styles, blanches, noires, métisses, asiatiques, latinos, brunes, blondes, rousses…). Il suffit de passer le curseur sur une photo pour voir l’image en direct. Si on veut en savoir et en voir plus, on rentre dans le chat de la demoiselle.

Dès lors on est en communication avec elle mais on n’a toujours rien à payer. La moitié de l’écran est occupé par son image, l’autre par une fenêtre de dialogue. En dessous on a souvent des informations (bio, dates et heures de présence en ligne…), des photos et des vidéos de l’interlocutrice. Certaines sont habillées et chatent normalement, d’autres sont en petites tenues, d’autres à moitié nues en plein teasing ou pré-show… En fait, elles essaient chacune à leur manière d’appâter le surfeur. Car à partir de là il y a deux manières de se retrouver en mode payant. Lorsqu’elle se met à faire un show plus explicite pour assister auquel il faut payer un prix fixé par elle. Ou lorsqu’on choisit de passer en tête à tête privé avec elle. Dans ce cas là c’est un prix à la minute variable.

Le système est hyper bien foutu. Le plus important d’abord, lors de ma ballade je n’ai eu aucun problème avec les nombreux streams en direct regardés, la qualité était très bonne. Ensuite la navigation est facile, tout semble peaufiné dans les moindres détails jusqu’à un système d’alerte SMS pour être prévenu de la dispo de nos hôtesses préférées… Question argent, on est averti de manière parfaitement visible et claire lorsqu’on est susceptible de passer en mode payant. Pas de mauvaises surprises là-dessus. On notera d’ailleurs la possibilité, dans ses options personnelles, de régler une limite de dépense quotidienne au cas où, dans le feu de l’action, on perde la tête avec le compteur qui tourne.

Néanmoins, même si tout marchait parfaitement, au départ j’ai été très déçu. C’était ça les modèles qui posaient dans Met-Art ? A vrai dire ils ne me plaisaient pas du tout, rien à voir avec ce à quoi je m’attendais. Elles n’était pas spécialement jolies, et certaines semblaient tirer des tronches de trois kilomètres à l’image. Bref, pour les camshows estampillés esprit et beauté Met-Art, faudrait repasser.

J’avais vraiment l’impression d’être sur un site de live shows normal. Impression fondée puisqu’il s’avère que MetCams n’est pas une création exclusive Most Erotic Teens mais un partenariat avec LiveTV, une boîte spécialisée probablement du style qui justement me rebutait…

Sauf que pendant que je maugréais à l’arnaque, je continuais à me promener de chat en chat. Et c’était vrai que, finalement, tout compte fait, en y regardant à deux puis trois fois, les hôtesses en ligne depuis le monde entier restaient dans une bonne moyenne et que le tout avait une certaine tenue. Ne pas oublier en plus qu’on est face à des personnes via webcams et non devant des modèles maquillés et arrangés pour un tournage professionnel.

Puis soudain tout est parti en vrille. Je suis tombé coup sur coup sur deux véritables bombes. Des filles vraiment belles, gracieuses, natures, sans une once de vulgarité (alors que souvent c’était plutôt gratiné…). Une du Brésil, et une anglaise. Mama mia

Le coup de grâce est tombé alors que je tombais amoureux pour la troisième fois en dix minutes. C’est un peu cliché, mais là il s’agissait d’une Ukrainienne aux yeux bleus, avec un sourire ravageur, qui pianotait gaiement sur son clavier en chantant le tube du moment à Kiev ou à Kharkov. Alors que j’étais en pleine contemplation elle s’est adressée à moi. Surprise. Embarras (presque comme lors de mes premiers chats il y a fort fort longtemps…). Je bafouille des réponses du style « Euh, salut, c’est à moi que tu parles ? Parce que je découvre juste le site là. Je suis français de Paris… » et elle de me répondre par écrit et de vive voix dans en anglo-ukrainien charmant, et toujours avec son beau sourire…

La conversation a continué un peu en mode gratuit. Malgré le lieu c’était plutôt cool et sympa. Tellement que ça s’est terminé par un gros quart d’heure de chat privé payant, c’est à dire par un chat à environ 70$ (3,99$ la minute…). Putain l’abus quoi. Et moi qui trouvais l’abonnement aux sites de rencontres scandaleusement cher… J’ai payé bien plus cher pour quinze minutes (en fait mon hôtesse avait des tarifs particulièrement élevés, beaucoup tournent entre 1$ et 2$ la minute…) !

N’empêche que ce moment a été encore plus cool et sympa qu’au début et que mon interlocutrice était vraiment magnifique. Et donc même si je me suis promis de ne plus le refaire, car c’est vraiment de l’abus total ce truc, je l’ai quand même mise, par réflexe, dans mes favoris…

Au final cette première expérience est plutôt troublante. Dans un cadre plutôt cool avec un système qui marche bien et dans lequel on comprend bien ce qu’on fait, beaucoup de mes mauvais préjugés ont sauté. Ensuite, en me promenant un peu, je suis tombé sur des hôtesses comme je n’imaginais pas en trouver. Puis il s’est passé ce qui s’est passé.

Et il est donc là le vrai problème. Grand émotif que je suis, je réalise juste le pouvoir d’attraction monstrueux d’un MetCams, et par là même la pompe à fric redoutable qu’il peut devenir. Parce que s’il n’y a qu’une chose de ce que je pensais avant qui s’est avérée complètement vérifiée, c’est que c’est vraiment de l’abus total ET fichtrement tentant en même temps. Un vrai piège pour branlettes hors de prix. Un coup à exploser son budget alloué à la chose façon dette publique nationale…

Vous voulez aller voir quand même ?

Je vous aurais prévenus, hein ?

Ok, elles sont par là les MetCams Girls

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